Derrière les polémiques sur les chiffres du chômage, une photographie territoriale contrastée

HEXAG'ON est allé chercher les statistiques territoriales qui composent les chiffres tant débattus du chômage en mars. Derrière la baisse, qui satisfait les uns et laisse les autres sceptiques, se cachent de fortes disparités entre les départements.

 

Un élément frappant, c'est que la France des métropoles n'est pas, ce mois-ci, la locomotive de l'emploi. Ni Toulouse, ni Lyon, ni Paris, ne s'illustrent par une large baisse du chômage.

 

Ce mois-ci, la France qui gagne est plutôt celle des villes moyennes, de la qualité de vie, et des services.

 

En guise d'indice, certaines tendances du mois de mars recoupent une carte de l'INSEE (2014) retraçant la qualité de vie dans les territoires de l'hexagone.

 

 

De nombreux départements qui connaissent une évolution du chômage plus favorable que la moyenne comprennent des territoires "autour des villes moyennes, offrant des emplois et des conditions de vie plutôt favorables".

 

S'il serait téméraire de conclure quoi que ce soit de ces chiffres discutés et, surtout, très conjoncturels, ces cartes nous rappellent que la France n'a pas à compter seulement sur ses métropoles pour remonter la pente : d'autres territoires affichent des performances plus qu'honorables. Nombreux sont les économistes et les policymakers qui commencent à s'en rendre compte : qualité de vie et développement économique n'ont rien de contradictoire.

 

Une bonne nouvelle pour notre modèle français, qui ne saurait se passer de son bon-vivre et de ses équilibres territoriaux.